L’intolérance au lactose

Qu’est-ce que l’intolérance au lactose ?

Quand on parle communément d’intolérance au lait, on parle en fait d’intolérance au lactose : le lactose est un glucide (sucre), présent dans le lait de tous les mammifères. C’est d’ailleurs à lui que le lait doit sa saveur douce et légèrement sucrée.

Pour être assimilé, cette molécule doit être coupée en 2 par une enzyme spécifique, présente naturellement dans nos intestins : le lactase. Et, quand la quantité de lactase est insuffisante dans l’organisme, cela entraîne une difficulté à digérer le lait : cela s’exprime par des troubles digestifs.


Rappel : les glucides, ça sert à quoi ?

Les glucides, dont le lactose est une des formes, constituent le socle de notre alimentation. Ils font partie, avec les protéines et les lipides, des constituants essentiels de la nutrition des êtres vivants, car ils sont un des principaux intermédiaires biologiques de stockage et de consommation d’énergie. En couvrant 40 à 45 % de nos besoins énergétiques, ils sont notre principale source d’énergie. Ils constituent un carburant vital pour l’organisme : notamment carburant privilégié du cerveau et des muscles.

Le lactose possède en plus des avantages nutritionnels supplémentaires très appréciables : il optimise la bonne utilisation du calcium laitier, ainsi que l’assimilation des protéines laitières par l’organisme et favorise le développement de la flore intestinale qui permet de se défendre des micro-organismes indésirables.


Intolérance ou allergie ?

Attention, intolérance au lactose et allergie sont deux réactions bien distinctes qu’il ne faut pas confondre !

  • l’intolérance au lactose est due à est un manque d’enzyme et provoque un inconfort ;
  • l’allergie est une défense de l’organisme face à un intrus (la protéine du lait) : elle suscite des réactions autrement plus sérieuses, et il n’est pas rare qu’une hospitalisation soit nécessaire. Mais, en France, elle ne concerne que 2 % des adultes et 3 % des enfants !

La plupart des personnes intolérantes au lactose peuvent quand même le digérer, en petite quantité : soit l’équivalent d’un bol de lait (250 ml). Il est donc fortement déconseillé d’exclure totalement le lait et les produits laitiers de son alimentation quand on est « intolérant », bien au contraire : moins on consomme de lait, plus difficile sera sa digestion, car la production de l’enzyme nécessaire n’est pas stimulée, et que le lait contient d’autres éléments facilitant sa propre digestion. De plus, on s’expose à un manque de calcium, dont les conséquences sur la santé peuvent s’avérer réellement graves, particulièrement chez les enfants, les adolescents, et à partir de 50-60 ans.

En tout état de cause : seul votre médecin est en mesure de poser un diagnostic définitif, afin d’identifier intolérance et allergie.


Idées pratiques en cas d’intolérance au lactose :

  • éviter le lait à jeun ou en grande quantité
  • le consommer en même temps que d’autres aliments
  • l’incorporer dans des préparations (purée, riz…)
  • privilégier les yaourts : au bifidus en particulier, ils aident à produire l’enzyme (lactase) nécessaire à la digestion du lait
  • et les fromages affinés : ils ne contiennent presque plus de lactose, car la majeur partie disparaît lors de la fabrication du fromage (pendant l’égouttage), et le reste est digéré pendant l’affinage.

En savoir plus :


Maya Marin, 11/09/2008

Sources : Centre Interprofessionnel de Documentation et de l’Information Laitières (CIDIL)

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